Violence

Violence

Je pourrais titrer aussi « au marché de Brive la Gaillarde ». Si vous connaissez la chanson de Brassens vous comprendrez pourquoi. Hier, mardi 8, en fin de matinée, je prends tranquillement un café. Le poste de télé est allumé. Nouvelles nationales. On ne compte plus ici le nombre de chaînes de nouvelles. Il nous faut du sensationnel. Mais le spectacle ne l’est plus. Les Taiwanais y sont habitués : une bagarre à l’Assemblée Nationale. Non pas une bagarre verbale où on se traite de paltoquet, de turlupin de la politique, non une vraie. Comme sur la cour de récré quand l’instit avait le dos tourné. La Guerre des Boutons en quelques sorte par des gens qui font les lois du pays. A regarder comme ça en sirotant mon jus, je pense tout de suite à Astérix et Obélix. Non pas une bagarre contre les Romains. Une bagarre entre Gaulois, le genre de tabassées qui établissent des liens solides dans une fratrie, quoi. Vous voyez ce que je veux dire. Une élue s’en tire avec une balaffre sur le bras, pour le reste, c’est la mêlée, j’imagine qu’à la fin de la récré il devait y avoir des bleus. Violence. C’est triste et rigolo. Mais c’est triste quand même. Au moment où je regardais ça j’avais en mémoire un chiffre recueilli sur l’internet : d’après la Direction Générale de la Police 730 voitures ont été brûlées dimanche soir et dans la nuit en France. J’ai fait le calcul. Si proportionnellement à la population la même flambée de violence avait sévit dans mon île et s’était portée sur d’innocents véhicules automobiles, il y aurait eut 263 bagnoles calcinées. Je pense qu’aucun Taiwanais n’aurait supporté le spectacle. Douce France, 365 véhicules ont encore été incendiés dans la nuit de lundi à mardi. On a certainement brûlé davantage de voitures en France depuis un an et demie qu’il y a de moutons dans mon enclos ! Et pour le prix d’une tire, d’une chignole d’occase je pourrais largement amener l’eau jusqu’aux maisons d’en haut. C’est mon projet de l’été, ma contribution à l’aménagement du territoire de l’enclos.

Aujourd’hui pas de photo. Vous imaginerez votre Rosengard qui crame, parquée sur le boulevard. Mais si vous y tenez, cliquez sur le lien. Vous n’aurez pas le poids des mots, c’est du Chinois, juste le choc de la mêlée.

http://udn.com/NEWS/NATIONAL/NAT1/3837457.shtml

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